Classement général
provisoire Hommes
1. Lahcen Ahansal (Maroc-1) 19h09m04 - moyenne 12,83 km/h
2. Mohamad Ahansal (Maroc-2) à 7m55 - moyenne 12,74
km/h
3. Lhoucine Akhdar (Maroc-5) à 2h08m40 - moyenne 11,54
km/h
4. Samuel Bonaudo (France - 280) à 2h48m58 - moyenne
11,18 km/h
5. Mustapha Ait Amar (Maroc - 4) à 3h02m41 - moyenne
11,07 km/h
6. David Pasquio (France - 282) à 3h13m50 moyenne
10,98 km/h
7. Marco Gozzano (Italie - 489) à 3h42m07 moyenne
10,75 km/h
8. Marco Olmo (Italie - 490) à 3h57m36 moyenne 10,63
km/h
9. Vincent Delebarre (France - 371) à 4h21m00 moyenne
10,45 km/h
10. Eric Plantin (France - 276) à 4h30m21 moyenne
10,39 km/h
Femmes
1. Simone Kayser Diederich (Luxembourg - 785) 29h36m03 - moyenne
8,30 km/h
2. Virginie Thevenot (France - 190) à 1h07m04 - moyenne
8,00 km/h
3. Isabelle Degrand (France - 92) à 2h49m24 moyenne
7,58 km/h
4. Sophie Satrin (France - 9) à 2h54m52 - moyenne
7,56 km/h
5. Chantal Langlace (France - 269) à 4h39m21 - moyenne
7,17km/h
6. Lorena Antonietta Di Vito (Italie - 478) à 4h59m53 - moyenne
7,10 km/h
7. Maria Isabel Trujillo Barrientos (Colombie - 762) à 5h01m16 - moyenne
7,10 km/h
8. Theresa Benet Graupera (Espagne - 755) à 5h27m27 - moyenne
7,01 km/h
9. Louisa Balsamo (Italie - 463 ) à 5h30m09 - moyenne
7,00 km/h
10 Jennifer Segger (Canada - 637) à 5h43m08 moyenne
6,96 km/h
Equipes
1. CTM 24h31m01 - Maroc/Tunisie/France - moyenne 13,92
km/h
2. Legendre Bretagne Ultra - France - à 1h39m07 - moyenne
12,87 kmh
3. Ertips Salomon - à 2h02m04 - moyenne 12,50
km/h
Le vingtième marathon des sables s’est achevé en
couronnant deux beaux champions, Lahcen Ahansal (8ème victoire)
et Simone Kayser (3ème victoire). Le parcours a été jugé par
des participants chevronnés comme « très
difficile ».
Malgré cela, à peine 46 coureurs ont abandonnés,
soit 6% des inscrits - ce qui traduit une meilleure préparation
pour l’ensemble du peloton.
Patrick Bauer, directeur de course, insiste sur la mise en condition
des coureurs : « physiquement, techniquement et moralement,
ils arrivent plus fort. Il faut préciser qu’ils sont
plus informés, grâce au site Internet ou aux forums
qui se sont créés sur le MDS. Nous prenons le soin
de mettre en contact les inscrits avec des coureurs de la région
qui ont déjà participé ». Mais, sur
place, l’encadrement est également très proche
des coureurs. Patrick Bauer : « il faut de l’affectif,
que les coureurs se sentent sécurisés, qu’ils
sachent qu’on est là. Je tiens à ça. »
Au cours des 245 kilomètres de la compétition, des
médecins ont réalisé 3146 interventions (dont
2567 soins de pied. Ils ont utilisé 5 kilomètres
d’élastoplaste, 125 litres de désinfectant,
5300 comprimés d’antalgique et 1700 comprimé d’anti-inflammatoire.
Gérard Peltre, directeur des Doc Trotter, souligne toutefois
que les problèmes digestifs sur le bivouac ont été plus
rares que d’ordinaire, signe de la qualité de l’alimentation
et de l’amélioration des comportements « hygiéniques ».
Lahcen
Ahansal, mythes et réalités.
On le présente souvent comme un extra-terrestre. Pour expliquer
ses victoires et son écrasante domination sur le marathon
des sables, on invoque sa connaissance du Sahara et son habitude
de la chaleur. Une explication un peu rapide, et qui fait l’impasse
sur ses performances réalisées sur d’autres
terrains : dans les Alpes Suisse, par exemple, ou au Brésil.
C’est que Lahcen dispose de deux énormes moteurs pour
le faire avancer sur les pistes du MDS. Un moteur mental, pour
commencer. Il répète souvent que s’il n’y
avait pas eu le MDS, il aurait eu une vie misérable. En
refusant de se laisser aller malgré le manque de concurrence,
il estime se montrer digne de son destin. Un moteur physique ensuite
basé sur une constitution d’une endurance rare et
un cœur très lent, et qui lui aurait permis, s’il était
né sous d’autres cieux, une carrière bien plus
belle.
Le plus souvent, on attribue à Lahcen une roublardise de
vieux renard, qui s’amuse à égarer les concurrents
adverses… « Cette histoire a démarré en
1997, avec une déclaration malheureuse de mon frère à la
télévision. Il n’avait pas l’habitude
de la presse…il pensait plaisanter. Vous pensez sérieusement
que j’ai besoin d’égarer des coureurs qui ont
le plus souvent plusieurs heures de retard sur moi ? » Il
laisse un silence s’installer avant d’ajouter : « Je
vais vous dire quelque chose : je rêve d’une arrivé à la
photo-finish, une vraie compétition jusqu’aux derniers
mètres… »