Bertrand DUBOIS (F- D 302) va participer à son
premier MDS ; comme beaucoup de ses copains de bac à sable,
il se prépare physiquement et mentalement pour cette épreuve
qui représente un vieux rêve. Courir, c'est un peu comme
marcher : il a commencé très tôt : des centaines de cross,
une quinzaine de semi, autant de marathons, Saintélyon.......
Autant de courses qui lui ont permis de découvrir les valeurs
saines de ce sport.
En 2002, à 39 ans, il est devenu sourd de manière totale
et brutale : plus aucun son (même celui de sa voix...)
en 30 secondes, sans que rien ne le laisse supposer. Un
vrai cauchemar, une autre "traversée du désert" commence
alors. Accepter le handicap, apprendre à vivre avec, professionellement,
socialement, faire le deuil de beaucoup de choses...
Une autre vie commence pourtant, par la force des choses,
pour ne pas s'enfoncer dans l'exclusion, qui représente
le quotidien de beaucoup de personnes sourdes. Il se bats
sur tous les fronts pour accepter ce handicap, mais en
refuser les préjudices. Et la course à pieds est justement
un moyen de reprendre confiance, d'entamer un processus
de réhabilitation mentale qui l'aidera à combattre les
obstacles quotidiens auxquels sont confrontées les personnes
sourdes.
En 2003, il bénéficie d'un implant cochléaire ; il s'agit
d'un processus électronique de réhabilitation auditive
Afin que ce système soit optimal, il est indispensable
de suivre une rééducation orthophonique intensive : pendant
trois ans, quatre séances hebdomadaires.
Aujourd'hui, après ces épreuves, il a retrouvé un épanouïssement
personnel total, découvert de nouvelles valeurs qu'il n'aurais
pas rencontrées autrement ; il n'en reste pas moins sourd,
mais heureux de l'être et surtout "à l'écoute" des autres...
La surdité (acquise, comme son cas, congénitale, pré ou
post linguale) touche hélas de nombreuses personnes qui
vivent ce handicap d'autant de façons qu 'il y a de sourds.
Elle concerne aussi des milliers d'enfants qui naissent
sourds et de ce fait ne peuvent pas oraliser (n'entendant
par leur voix, ils ne savent pas parler ; c'est d'ailleurs à tort
que l'on parle de sourd/muet. Une personne née sourde prononce
des sons, mais ne sait pas parler. D'où, pour certains
l'utilsation de la LSF - Langue des Signes Française).
Or la seule façon pour qu 'un enfant sourd puisse oraliser
et donc suivre une scolarisation et une socialisation "normale",
c'est l'implant cochléaire. Seulement la décision d'effectuer
une opération chirurgicale lourde, une rééducation contraignante,
un choix de "vie" (implanter son enfant, c'est chosir la
voie de l'intégration au monde normo-entendant)... appartient
aux parents qui sont souvent en proie à des interrogations
et à un désarroi auquel il tente de répondre via des associations
ou des forum de discussions.
Aussi, afin d'apporter un soupçon de réconfort à ces parents,
afin de faire mieux connaître l'implant cochléaire et l'aide
inestimable qu'il apporte aux enfants sourds, il courra
au MDS en défendant cette cause.
Grâce au concours de l'administrateur du forum de discussion
et des parents d'enfants sourds membres de ce forum qui
soutiennent son action, il sera au MDS un sourd "porte-parole" d'autres
sourds.
Son témoignage sur sa surdité et sur la période qui
suit l'implantation est visible sur le lien suivant :
http://assoc.orange.fr/ffic/CRAp91.htm
(adulte implanté à 40 ans : barotraumatisme et otites)
Implant cochléaire ; il s'agit d'un processus électronique
de réhabilitation auditive
http://www.implant-cochleaire.com/implant/
Forum de discussion :
http://enfants-implantes.discutforum.com )
[Son
témoignage (voir rubrique adulte implanté à 40 ans : barotraumatisme
et otites)] |
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