Une force de la nature, un homme jupitérien doté d'un port royal et coiffé d'un turban noir, Volker Voss, 67 ans en est à son septième Marathon des Sables depuis 2003, marathons qu'il a tous terminés.
Contrairement aux apparences, Volker a eu tout jeune de gros problèmes de dos: à 22 ans, il était immobilisé dans un plâtre qui lui ceinturait tout le bas du dos. Les médecins lui ont prescrit toutes sortes de traitements plus ou moins lourds, rien n'y a fait. Un jour, Volker décidede se prendre en main et de s'auto-guérir par le sport: concert de hurlements de la part du corps médical, qu'importe, Volker fonce, et effectivement il n'a plus eu de problèmes à partir de ce moment-là.
Connais-toi toi-même, dit le proverbe...
En ce qui concerne la course, Volker ne la pratique qu'à partir de 50 ans, mais il découvre une vraie passion: il a couru 100 marathons et 60 ultra marathons.
Cette année, le démarrage a été rude, après trois jours d'hôtel sans temps d'adaptation au désert, il a souffert dans la 1ère étape beaucoup plus longue que d'habitude. Il a récupéré depuis, et au soir du 2ème jour est en pleine forme dans uns courbe ascendante.
Ce qu'il aime au MDS? Cette sensation d'appartenir à une famille, et la fascination qu'il ressent à chaque fois de voir combien l'homme peut réaliser de choses avec si peu – L'émerveillement des capacités de réalisation du corps et de l'esprit dans des situations extrêmes.
Le MDS a également changé sa vie : Volker, à la retraite, a acheté une maison près de Stuttgart. Sur son terrain, il cultive 150 pommiers avec lesquels il produit du cidre et 5 cerisiers pour le schnapps. Il cultive également ses propres légumes, cherche du bois dans la forêt pour se chauffer, bref, il tend concrètement à l'autosuffisance comme règle de vie. Tout ce qu'il peut faire lui-même, il le fait tout en aimant les livres, le théâtre. Une vie simple, mais riche.
Il termine l'interview en donnant son salut amical à tous les personnes qu'il a rencontré au MDS et qui représentent pour lui une grande famille
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